Callshop Istanbul

DOCUMENTAIRE | LONG-MÉTRAGE | 2016

Callshop Istanbul capte des conversations, des confidences et des moments uniques d’émotion, qui témoignent avec force et dignité de la situation des migrants du 21e siècle. 

Istanbul, métropole à cheval entre l’Europe et l’Asie, a toujours été un lieu de passage pour les marchands et voyageurs du monde entier. Aujourd’hui, elle représente pour les émigrés issus d’Afrique et du Moyen-Orient une porte d’entrée vers la terre promise européenne.

Réfugiés syriens et irakiens, jeunesse cosmopolite en quête d’un avenir meilleur, désillusionnés des printemps arabes, clandestins d’Afrique noire, tous se retrouvent dans un espace exigu et grouillant de vie: le callshop. Situés à tous les coins de rue, ces centres d’appel renouent les liens de l’étranger avec sa terre d’origine.

  • Long métrage documentaire, 96 minutes, 2015, Québec

    Version originale arabe, française, kurde et wolof, sous-titres français ou anglais

    Scénario et réalisation : Hind Benchekroun et Sami Mermer
    Image : Sami Mermer
    Prise de son : Hind Benchekroun et Sami Mermer
    Montage : Sami Mermer
    Montage additionnel : Louis Bastin et Les atéliers du réel
    Montage sonore : Martin Allard
    Bruitages : Jérome Décarie
    Consultants au montage : Michel Giroux, Annie Jean et René Roberge
    Conseillère à la production : Lucie Pageau
    Mixage : Geoffrey Mitchell
    Productrice (ACIC) : Johanne Bergeron
    Coordinatrice (ACIC) : Marie-Christine Guité
    Musique : Ano oka koete, composé par Tadashi Maojoume et interprété par Hitoko Ono (gracieuseté de Hitoko Ono), Vuelo Ligero, composé et interprété par Almudena Rubio (gracieuseté de Almudena Rubio)
    Production : Les films de la tortue
    Distribution : Diffusion Multi-Monde (Marie Boti et Alexis Guerchovitch)

    Partenaires financiers : Aide au cinéma indépendant du Canada (ACIC), Conseil des arts du Canada, Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), SODEC Québec, Société civile des auteurs multimédia (SCAM), Bande à Part coop

  • Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal (RIDM) - Montréal, Canada, 2015

    Hot Docs Canadian International Documentary Festival - Toronto, Canada, 2016

    Festival du film de St-Severin - Saint-Severin, Canada, 2016

    Cinéma sous les Étoiles - Montréal, Canada, 2016

    FIDADOC - Agadir, Maroc, 2016 :
    Grand prix TV2M et Prix des Droits humains

    DOKUMENTARIST - Istanbul, Turquie, 2016

    International Film Festival of Rotterdam : White Nights - Rotterdam, Hollande, 2016

    Jihlava International Documentary Film Festival - Jihlava, République Tchèque, 2016

    DocPoint : Helsinki Documentary Film Festival - Helsinki, Finlande, 2016

    DOK Leipzig - Leipzig, Allemagne, 2016

    Journées Cinématographiques de Carthage - Carthage, Tunisie, 2016

    Duhok International Film Festival - Duhok, Iraq, 2016 :
    Prix du meilleur documentaire international

    The Film Festival Cologne - Cologne, Allemagne, 2016

    Rendez-vous du Cinéma Québécois - Montréal, Canada, 2017

  • Gala Québec Cinéma - Québec, Canada, 2016 :
    Nomination pour Meilleur film documentaire et Meilleur montage de film documentaire

    FIDADOC - Agadir, Maroc, 2016 :
    Grand prix TV2M et Prix des droits humains

    Duhok International Film Festival - Duhok, Iraq, 2016 :
    Prix du meilleur documentaire international

    Communications et Société - Montréal, Canada, 2017 :
    Prix de cinéma

reGARDER LA BANDE-ANNONCE 

« C'est comme voir une espèce de chorale de la détresse humaine, de l'espoir humain aussi en même temps, de l'envie de se battre, de trouver. C'est l'état du monde essentiellement, par ces gens qu'on entrevoit en filet de 10 secondes aux nouvelles du soir mais là qu'on apprend à connaître. »

GEORGES PRIVET, MÉDIUM LARGE / ICI RADIO CANADA

  • « Sami Mermer et Hind Benchekroun savent s’effacer devant ces fragments d’intimité qui viennent parfois jusqu’à nous presque par effraction. Notamment en présence des Africains réunis dans leur chambrette aux abords de la voie ferrée, la caméra laisse les sujets s’emparer de la narration et dessiner à travers une parole commune leur vision du monde souvent teintée de fatalisme. De tels moments fragiles, tout en pudeur rentrée, sont en soi des petits miracles de cinéma. »

  • « Au fil des bribes de conversations tantôt touchantes, tantôt déchirantes captées dans les cabines du callshop, Hind et Sami évoquent cette notion changeante et ambiguë d’un chez-soi. Le plus grand désir de la plupart de ces migrants d’Afrique et du Moyen-Orient venus se poser dans cette ville de métissage, c’est de repartir ailleurs, toujours en quête de meilleures conditions de vie. »

  • « Habillé d’une mise en scène attentive aux voix et aux expressions du visage, le film de Benchekroun et Mermer est de ceux qui séduisent par leur capacité à savoir se laisser porter par la force évocatrice de leurs images. Or ici, cette capacité à capter la fragilité de l’instant est tout simplement remarquable. »

  • « Le lieu des call shops trouvé, il a fallu justement convaincre les migrants de s’ouvrir, de permettre aux cinéastes d’épier leur intimité. Le temps a été maître d’oeuvre. […] Certains ne voulaient pas être filmés, mais le plus souvent, la caméra était une façon pour ces migrants, souvent désespérés, de passer leur message. »

  • « Les cinéastes nous montre l’intérieur, l’intime de ces hommes et ces femmes qui sont laissés seuls et sans grand repères. À travers un regard empathique, nous voyons toute l’entraide qui se déploient entre ceux qui aboutissent à Istanbul et souhaite éventuellement rejoindre la France ou l’Allemagne. »

  • « Ces mille bribes d’histoires personnelles saisies là dessinent des routes de migrations et des parcours de vie comme autant de fêlures, d’espoirs et de renoncements. Jouant sur le rapprochement entre le lointain, ce qui est perdu, et un présent instable, la polyphonie de ces discussions téléphoniques construit une sorte d’instantané du monde, comme une tour de Babel actuelle. »

  • "The plight of refugees has been all over the news in recent years, and Benchekroun and Mermer’s film offers a unique vantage point from which to consider the loaded issue. [...] At times, the drama is summed up by a call that doesn’t go through. At others, it’s an uncomfortable pause in the face of a distance too great to breach over the phone, or a sigh of exasperation at a situation with no easy solution."

EN SAVOIR PLUS SUR LE MAKING-OF: ENTREVUES AVEC LES CINÉASTES

« C’est toujours difficile de rentrer dans une cabine fermée d’un mètre carré avec quelqu’un qui parle avec sa mère ou sa copine. Tout ça, c’est la confiance qu’on a créé avec eux et l’amitié qu’on avait. On s’est donnés complètement à chaque fois, c’est-à-dire si on est partis pour 3 mois en Turquie on s’est donnés à ces personnages-là et d’abord tu t’occupes de leurs problèmes aussi — de connaitre la vie, le pays, la langue et tout. C’est un échange, en fait. »

sami mermer en conversation avec anne-marie yvon pour RADIO CANADA INTERNATIONAL

« Ce qui m’a vraiment frappé, c’est que pour certains d’entre eux, c’est le seul moment où ils rompent leur solitude — en communiquant par ce petit fil pour essayer d’appeler ailleurs. Les cabines sont comme des confessionnaux. C’est là que les gens révèlent leur humanité et leur vulnérabilité, en appelant là où ils sont partis ou là où ils veulent aller. »

HIND BENCHEKROUN EN CONVERSATION AVEC T'CHA DUNLEVY POUR MONTREAL GAZETTE

Bientôt disponible à louer en ligne