Les tortues ne meurent pas de vieillesse

DOCUMENTAIRE | LONG-MÉTRAGE | 2010

Un regard sur une génération qui disparaît, ce film nous fait partager la vie de trois vieux hommes dans la région du nord du Maroc.

Âgés d'autour de quatre-vingts ans, Chehma, un ancien maître pêcheur, Erradi, un aubergiste solitaire et Abdesslam, un musicien ambulant, qui travaillent toujours pour gagner leur vie.

Les tortues ne meurent pas de vieillesse nous plonge dans les univers riches et colorés de ces vieux, à la fois tristes et heureux. Le film illustre leur volonté de vivre, leur vision face à la mort qui approche et leur courage à travailler sans relâche... malgré leur âge.

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rencontreR les 3 personnages du film

Les propos de Chehma, Erradi et Abdesslam dépassent le cadre géographique du Maroc et nous transportent dans l’universalité d’une réflexion sur la vie, la vieillesse et la mort.

CHEHMA, LE PÊCHEUR

« Entrer à la mer, c’est mourir, en sortir c’est renaître. »

ERRADI, L’AUBERGISTE

« La solitude, c’est comme une montagne haute, qui cache derrière elle un homme dont on croit que le cœur est vide. »

ABDESSLAM, LE MUSICIEN

« La vie n’est rien, nous ne sommes que des êtres de passage. »

« Un film aux images et aux couleurs purement superbes […] À voir pour tous les cinéphiles en quête d’expériences cinématographiques intimes, pour tous ceux qui sont sensibles à un cinéma d’auteur intelligent et poétique. »

MATHIEU BÉDARD, RENCONTRES INTERNATIONALES DU DOCUMENTAIRE DE MONTRÉAL

  • « À travers le désir de transmission de Chehma, Abdesslam et Erradi, c’est toute la mémoire d’un peuple et de sa terre qui embrasse la vie et défie le temps. »

    GÉRARD GRUGEAU, REVUE 24 IMAGES

  • « Cette œuvre, dont la beauté est accentuée par des paysages ponctués de couleurs vives, révèle ainsi la complexité de ces hommes, et devient une mémoire artistique de ces modes de vie et de ces savoirs repoussés dans la marge, par une modernité globalisante et globalisée. »

  • « L’approche retenue par les auteurs est de ne rien forcer. Pas de voix hors champ, pas d’entrevues en tête-à-tête avec les protagonistes. Posant souvent leur caméra, ils les laissent parler. De leur vie, de leur travail. De leurs petites joies et de leurs grandes peines. […] Ils ont simplement exercé, à leur façon, un travail d’archiviste. Un beau travail, d’ailleurs. Beaucoup de poésie, beaucoup de chaleur dans la lumière. »

  • « Les documentaristes rythment leur film en harmonie avec les mouvements des vagues qui viennent mourir sur le sable des plages environnantes. Il est question de contemplation et de transmission par la fascination du réel. Le documentaire livre au téléspectateur une série de portraits de tortues pas encore tout à fait échouées… »

  • « Comment garder en vie la mémoire et les souvenirs des aînés de pays en voie de développement ? En les filmant de manière empathique semblent répondre Hind Benchekroun et Sami Mermer dans Les tortues ne meurent pas de vieillesse. »

    LUC CHAPUT, SÉQUENCES — LA REVUE DE CINÉMA

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